© Collection Air France.DR / Collection Musée Air France.DR

1909-1932 A l'origine

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La France se passionne pour l’aviation naissante. Dans l’effervescence des « années folles », les premières compagnies apparaissent. Pilotes et passagers participent ensemble à l’aventure.

La doyenne

Tout commence en 1909, avec la création de la Compagnie Générale Transaérienne, toute première compagnie aérienne commerciale française. Au programme : des promenades à bord de dirigeables et d’hydravions. A Reims, Nice, Bruxelles, Lucerne... Ainsi naît le transport aérien français.

 

L’effervescence

Changement de décor, au lendemain de la Première Guerre mondiale. Les compagnies aériennes apparaissent.

En France, des transporteurs partent à l’assaut du ciel. Objectif sud, l’Espagne, le Maroc puis le Sénégal et l’Amérique du Sud, pour les Lignes Latécoère (future Aéropostale). Cap à l'est, vers Prague, Varsovie, Moscou puis Constantinople pour la Compagnie Franco-Roumaine, future CIDNA. Les Lignes Farman (future Société Générale de Transport Aérien) misent sur l'Europe septentrionale : Bruxelles puis Amsterdam, Copenhague et Berlin. Air Union (fusion des Messageries Aériennes et des Grands Express Aérien) articule quant à elle son réseau autour de Londres-Paris, l'axe de l'Europe des affaires, avec des liaisons vers Lyon, Marseille, Genève, Antibes, Ajaccio et Tunis. Plus à l’est encore pour Air Orient, qui relie Paris à Saigon en 1931.

 

L'aventure

Derrière les pilotes, les passagers participent à l’aventure. Dans les avions, souvent d’anciens bombardiers reconvertis, on s'assoit sur des sièges en osier ou en rotin. Il fait froid, ça vibre, ça craque. Le bruit des moteurs est épouvantable, impossible de se parler dans la cabine, qui empeste souvent l'huile de ricin. La clientèle est confidentielle : des milliardaires, des ministres, des artistes. A peine 7 000 passagers en 1922.

  • BERNARD 190T de la compagnie CIDNA devant les hangars du Bourget 1930 © Collection Air France.DR / Collection Musée Air France.DR
  • Agence de l'Aéropostale à Buenos Aires (Argentine) © Collection Air France.DR / Collection Musée Air France.DR
  • Automobile stationnée devant l'agence Air Union à Londres © Collection Air France.DR / Collection Musée Air France.DR

Priorité au courrier

Les compagnies survivent grâce aux subventions et un peu au courrier. On baptise les lignes avec des sacs postaux, avant de se risquer avec des passagers. Maurice Noguès défriche le ciel d’Asie, notamment pour Air Orient. Jean Dagnaux, l’Afrique et l'Amérique du Sud avec les lignes aériennes Latécoère de Toulouse vers Dakar.

 

La légende de l’Aéropostale

Rachetées par Marcel Bouilloux-Lafont, un homme d’affaires installé en Amérique du Sud, les Lignes Latécoère deviennent la Compagnie générale Aéropostale en 1927. L’Aéropostale est née. Son objectif reste l’établissement d’une liaison entre la France et le Chili. Plus qu’un projet : une aventure qui mobilise des dizaines de grands pilotes et tient en haleine les Français. Sous la férule de Didier Daurat, son chef d’exploitation, des personnalités hors du commun comme Mermoz, Guillaumet, Saint-Exupéry, Vachet, Vanier imposent la mystique du « courrier », la régularité et la ponctualité de « La ligne ».

Mais en mars 1931, suite au krach de Wall Street, l’Etat interrompt ses subventions malgré la signature d’un contrat ferme. L’Aéropostale doit suspendre ses paiements, elle est placée en liquidation judiciaire. Ses actifs seront rachetés par la future compagnie nationale.

 

L’union fait la force

A la fin des années 1920, le rendement des compagnies françaises est insuffisant et l'État continue de les subventionner largement. Alors que la plupart des pays européens se sont déjà dotés d’une compagnie nationale, KLM aux Pays-Bas dès 1919, la France fait figure d’exception. Il est temps de fédérer les énergies.

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