© Collection Air France.DR / Collection Musée Air France.DR

1959-1969 L’ère des jets

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Caravelle, Boeing 707… Les jets révolutionnent le voyage aérien. Plus puissants, les avions peuvent transporter plus de passagers, plus vite, plus loin. À Air France, le trafic double en dix ans.

Une révolution

L’arrivée des avions à réaction révolutionne le monde de l’aérien. Un Boeing 707 effectue un Paris-New York en huit heures, avec 180 passagers. Deux fois plus qu'un Super Constellation à hélice qui met plus de quatorze heures pour effectuer le trajet.

Les Caravelle filent bientôt sur toutes les lignes d'Europe et de Méditerranée. Les Boeing 707 sont lancés sur l'ensemble du réseau long-courrier. « Les deux meilleurs jets sur le plus grand réseau du monde », proclame le nouveau slogan.

L’apport des jets facilite le redéploiement d’Air France, rendu nécessaire entre autres par l’émergence de nouveaux challengers.

 

Air Inter décolle

Air France rayonne sur le monde mais ne dessert que les lignes domestiques en correspondance pour la clientèle internationale, Nice par exemple. L’Etat favorise donc la création d’une compagnie intérieure, Air Inter en 1954 qui démarre vraiment son exploitation au début des années 1960.

Avec un réseau limité, desservi par des Vickers Viscount puis des Caravelles, la jeune compagnie désenclave peu à peu les régions françaises.

 

UTA, le challenger international

En 1963, l’Etat français décide de redistribuer les droits de trafics internationaux. Il confie à la compagnie privée UTA (Union des Transporteurs Aériens), née de la fusion de l’UAT et de la TAI, une partie des dessertes africaines et celles du Pacifique.

Air France doit composer sur ses anciens« bastions impériaux » avec la menace d’un sérieux rival.

  • Caravelle III SE.210 " Lorraine" - 1959 © Collection Air France
  • DC6 UTA à l'aéroport © Collection Air France
  • Entretien sur un Nord N-262 et un Vickers 724 Viscount dans les ateliers Air Inter à Orly © Collection Air France

La démocratisation en marche

L’avion n’est plus un luxe réservé à quelques privilégiés. En 1961, un aller-retour Paris-New York coûte trois fois moins cher qu'en 1956. Si elle conserve une image haut de gamme, incarnée à merveille par ses hôtesses désormais habillées par Dior, Air France démocratise aussi le voyage aérien.

Elle baisse ses prix, propose de nouveaux divertissements à bord (le cinéma dès 1966) et industrialise ses services. A Orly, son centre d’approvisionnement hôtelier devient la première cuisine de France.

 

Les Trente glorieuses

En coulisse, Air France vit une mutation sans précédent. L'implantation des jets bouleverse les méthodes d'exploitation. Pistes, salles d'embarquement, hangars et ateliers changent d'échelle. L'aérogare d'Orly Sud est inaugurée en 1961. Avec son architecture novatrice, Orly incarne cette modernité française, qui bat son plein au cœur des « Trente glorieuses ».

Capable d’accueillir six millions de passagers et vingt-trois avions au contact, Orly est à la fois moderne, fonctionnel et luxueux. En 1965, quatre millions de curieux en font le site le plus visité de France, devant la tour Eiffel !

En 1965, Air France installe son siège social à Montparnasse.

 

Les voyants au vert

A la fin des années 1960, le trafic a fait un bond spectaculaire, plus de 5 millions et demi de passagers voyagent avec Air France en 1969, deux fois plus qu'en 1959. La flotte n'est plus composée que de jets qui améliorent considérablement la productivité de la Compagnie. Les finances sont au beau fixe. De quoi aborder avec optimisme les années 1970, autre décennie de mutation. En 1970, le premier Boeing 747 prend son envol.

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