© Jacques Bulte - Collection Air France / Collection Musée AF

1970-1989 La maturité

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Air France entre dans l'ère du transport de masse. Concurrence, chocs pétroliers , elle surmonte les turbulences et donne son envol à l'un des plus beaux oiseaux de l'histoire, le Concorde.

Géants des airs

Au cours des seventies, Air France poursuit son bel essor. Grâce aux gros porteurs – Boeing 747 et Airbus 300, dont elle est compagnie de lancement –, Air France accentue son rayonnement international. Ces géants des airs sont mis en service sur les axes clés, libérant une flotte de Boeing 707 sur de nouvelles lignes, comme la « Sibérienne » Paris-Moscou-Tokyo.

Le Boeing 747 ne vole pas plus vite qu’un B707, mais il vole plus loin et surtout avec trois fois plus de passagers – plus de 400 ! C’est le plus gros avion commercial jamais mis en service. Son arrivée marque la véritable entrée d’Air France dans l’ère du transport de masse.

 

Roissy, l'aéroport de demain

Le nombre de passagers transitant par Paris double chaque année depuis 1950. Orly, proche de la saturation, un nouvel aéroport s’impose.

Après huit ans de travaux, l’aéroport Paris Charles-de-Gaulle est inauguré à Roissy-en-France en 1974, à 23 km au nord de Paris. Si son architecture suscite la controverse, son concept évolutif anticipe l’essor prodigieux du trafic. Pour Air France, c’est l’aéroport du futur.

 

Merveilleux Concorde

En 1976, le Concorde rejoint la flotte. Le « bel oiseau blanc » file entre Paris, Dakar, Rio de Janeiro, puis Caracas, Washington, Dallas et New York.

Le supersonique de cent places relie Paris à New York en 3 heures et demie : plus vite que le soleil ! A l’intérieur, service de luxe et cabine étroite rappellent, en version ultramoderne, l’âge d’or de l’aviation de prestige. Raymond Loewy en a conçu l’aménagement intérieur.

  • Un Boeing B747 Cargo, nez ouvert - 1974 © Collection Air France.DR / Collection Musée Air France.DR
  • Vue aérienne de Paris - Charles de Gaulle 1 - 1976 © Collection Air France
  • Un B737-200 d'Air France - 1983 © Collection Air France

Chocs pétroliers

La conjoncture se détériore. Le secteur est durement frappé par les chocs pétroliers de 1973 et de 1979. La concurrence se renforce, attisée par l’émergence des compagnies charters.

Air France fait face. Depuis sa nouvelle plateforme de Roissy-Charles de Gaulle, elle poursuit sa modernisation, s’informatise et développe ses activités de fret, grâce notamment aux Boeing 747 « tout cargo », capables de transporter jusqu’à 110 tonnes de marchandises.

 

L’avion pour tous

La Compagnie s’adapte à la nouvelle donne ; l’avènement du transport de masse. La démocratisation prend une nouvelle dimension avec les gros porteurs. Cabines plus vastes, prix plus bas ... Aux « historiques » – businessmen, diplomates, expatriés fortunés –, se joignent de nouvelles clientèles, portées sur le voyage plaisir. Aux premiers, Air France propose le Concorde, introduit la « Classe Affaires » puis la classe « Air France Le Club ». Aux seconds, elle offre les « Vols vacances ».

L’embellie se profile, portée par la croissance spectaculaire des liaisons touristiques, vers les Antilles, la Polynésie, et la France, première destination touristique au monde.

 

Objectif Europe

Si elle rayonne sur le monde, Air France est plus discrète en Europe. Sa nouvelle aérogare parisienne – Roissy-CDG 2 (1982) – lui sert de base pour partir à la reconquête, avec sa nouvelle flotte moyen-courriers, les Boeing 737 puis les Airbus 320. En 1988, elle enregistre le plus grand nombre d'escales en Europe (82).

A la fin des années 1980, Air France s’est hissée au troisième rang mondial pour le trafic passagers. Dérégulation, crise économique, … La prochaine décennie s’annonce décisive.

Air France amplifie la sous-traitance avec les compagnies dites de troisième-niveau, exploitant des modules inférieurs à cent sièges, principalement sur le réseau Province-Europe.

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