BOISGONTIER Gilbert

Des "pingouins" aux simulateurs full flight

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Dès 1919, la problématique de la formation des pilotes se pose aux compagnies pionnières.

Si rien ne remplace une expérience en vol, les avions coûtent cher et leur fiabilité laisse à désirer. Il y a bien ce « tonneau Antoinette », un baquet sorti dès 1910 des ateliers Levavasseur, qui reproduit les effets des commandes de l'aéronef. Mais les élèves s'aguerrissent plutôt sur les « pingouins », ces avions aux ailes... décoratives, se contentant de rouler sur la piste. Le premier vrai simulateur, inventé par l'Américain Edward Link, voit le jour en 1934. Le « Link trainer » est un cockpit fermé, monté sur un système oléopneumatique. Des décennies durant, il sert à l'apprentissage des élèves-pilotes du monde entier, avant d'être remplacé par des modèles plus perfectionnés. Comme celui du Constellation L-1049, mis en service par Air France en 1957, avec cabine à l'identique et bruits d'ambiance. Au fil des ans, les innovations – vérins hydrauliques, images de synthèse, etc. – permettent de pousser le réalisme et la fiabilité des modèles, et de simuler d'innombrables situations de vol. Les simulateurs ne servent plus seulement à former, mais aussi à contrôler les qualifications des pilotes.

Aujourd'hui, Air France dispose d’un parc de 18 simulateurs couvrant tous les types d'appareils de sa flotte. Début juin, le bâtiment du centre des simulateurs Air France de Roissy a été baptisé en l'honneur de Lucien Bossoutrot, pilote du premier vol international avec douze passagers et commandant de bord à Air France.

Découvrez qui était Lucien Bossoutrot à travers le film qui lui est consacré.

  • © COLLECTION AIR FRANCE - MUSÉE AIR FRANCE. DR
  • © COLLECTION AIR FRANCE - MUSÉE AIR FRANCE. DR
  • © DELAFOSSE Philippe
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