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À ses débuts, l’activité d’Air France se concentre sur un réseau de 37 800 km, qui couvre l’Europe, le bassin méditerranéen et l’Amérique du Sud, avec une extension orientale vers Saigon.

Les débuts des opérations aériennes

Aussi modeste soit-il, Air France doit maîtriser tous les paramètres d’exploitation de ce réseau. L’exploitation ? L’utilisation optimale des lignes aériennes, en fonction des paramètres des vols : type d’appareil, charge emportée (passagers, fret, messageries...), conditions météo. En fonction aussi des incidents potentiels : pannes, aéroports inaccessibles, etc. C’est le cœur d’activité de toute compagnie, à la croisée de tous les métiers : le pilotage, la piste, le trafic, le passage, l’entretien.

 

Après guerre, l’essor des opérations aériennes

La tâche repose d’abord sur les épaules des pilotes et des chefs d’escale. Mais l’essor du réseau et du trafic après guerre – 140 000 km de lignes en 1947 – nécessite la création de services spécifiques. En 1949, chacune des 150 escales d’Air France est dotée d’un service d’opérations. Avant chaque départ, les équipes chargées de l’entretien remettent à l’équipage un appareil mécaniquement parfait. Les services de l’escale ont fait le nécessaire dans le domaine du confort, des repas à bord, de l’agrément du voyage. Le centre d’opérations a, lui, calculé les conditions de vol, le choix de la route, de l’altitude, les probabilités météo, le chargement des passagers, en essence, en poste et messageries, en fonction de l’étape à parcourir. Tous ces éléments sont remis au commandant de bord avant le départ et servent à l’établissement du « plan de vol ».

  • Baraque de la Compagnie des Messageries Aériennes au Bourget - 1919 © Collection Air France
  • Siège Air France à Maine Montparnasse © Edwige Lamy
  • Centre de contrôle régional © Rémy Poinot

En liaison permanente avec la flotte

A Orly, le service Opérations coiffe les escales. Un réseau de transmissions assure la liaison avec les services officiels de la navigation aérienne, les stations météo, les escales. Il fonctionne de façon ininterrompue. Il reçoit quotidiennement près de 500 messages venus de tous les coins du monde – par radio, téléphone, télétype – et en expédie lui-même autant.
Par sa liaison directe avec les appareils en vol, avec les centres de contrôle et les escales, il suit en permanence l’avion en vol, ses atterrissages, ses décollages et connaît, point par point, toutes les étapes de son voyage. Dans « l’aquarium », surnom du bâtiment abritant la direction du transport, les réglettes matérialisent les avions, déplacées dans une agitation fébrile sur des planisphères, en fonction des télégrammes reçus.

 

En amont : le Programme

En 1964, la direction des Opérations aériennes est créée. Elle travaille en liaison avec le Programme, service chargé de la planification des vols. En accord avec l’IATA (Association Internationale du Transport Aérien), celui-ci élabore le programme d’exploitation à long terme (3 ans), qu’il réajuste en permanence en fonction des aléas techniques, économiques ou politiques. Et ce jusqu’à J-1, 17h00. A ce moment, le relais est pris par le service Opérations – désormais baptisé le « Quart Opération » –, qui s’étoffe au fil des ans. En 1979, il déménage au siège d’Air France (à Montparnasse), et s’informatise. Les réglettes sont remplacées par des terminaux et des calculateurs.

 

Le CCO, coeur opérationnel d’Air France

Transféré à Roissy en 1999, il devient le Centre de contrôle des opérations (CCO). Sur cette plateforme high tech, 200 personnes se relaient, 24 heures sur 24, pour assurer la coordination du réseau dans le monde entier et faire face aux impondérables. Chaque chef de quart, entourés d’experts représentant tous les secteurs de la compagnie, supervise le bon déroulement des 1 700 vols quotidiens d’Air France. C’est aujourd’hui encore le cœur opérationnel d’Air France.

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