Quand le Boeing 747 entre en piste

Retour à la liste des actus

Lorsqu’en mai 1970, le Boeing B747 intègre la flotte d’Air France, son « navire amiral » est le B707, capable d’emporter 180 passagers sur 9 200 km.

Dans sa version d’origine (747-100), le « 7-4-7 » possède le même rayon d’action, mais une capacité deux à trois fois supérieure. Avec lui, Air France peut adapter ses vols long-courriers à des clientèles différentes.
Le premier 747 – reconnaissable à sa célèbre bosse – est lancé sur Paris-New York, avant d’être déployé sur tous les secteurs. Seychelles, île Maurice, Antilles... les destinations lointaines ne sont plus seulement accessibles, elles deviennent abordables.

Malgré la crise pétrolière, l’impact est considérable : l’aviation entre dans l’ère du transport de masse. C’est l’époque des premiers tour-opérateurs et de l’essor des charters. Les aéroports se réorganisent pour absorber l’arrivée simultanée de plusieurs 747. Les équipages adoptent vite cette « grosse barque docile, facile à piloter, dixit Gérard Feldzer (plusieurs années aux commandes de 747) en 2003. Pour nous, personnels navigants, c’est le favori, car nous avons de l’espace pour travailler. Et lorsque dans sa version cargo, son nez se lève pour engouffrer les 100 t de fret, c’est toujours impressionnant ».

Au total, Air France en exploitera 74 exemplaires, toutes versions confondues. En janvier prochain, le dernier d’entre eux ralliera Paris à Mexico pour un dernier vol chargé de nostalgie. Un ultime tour de piste, après 47 années de service ; un record.

Retrouvez plus d'informations sur le Boeing 747 dans la rubrique Flotte

Si vous avez aimé cet article, découvrez :

Retour à la liste des actus


Retour en haut de page