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Services en aéroport

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Années 1920. Les premiers aérodromes se résument souvent à des pistes en gazon, bordées de baraquements.

Les premiers aérodromes

Ils dépendent des autorités, qui assurent le contrôle douanier et mettent à disposition les équipements nécessaires à l’activité aérienne : balisage des terrains, tractage des avions, TSF, service météo... A charge pour les compagnies d’encadrer la préparation des « aéronefs » et l’acheminement des passagers, des bagages, et du fret.

 

Au temps des aérogares

Chez Air France, née en 1933, ces nouveaux métiers sont alors coordonnés par le chef d'escale appelé dans un premier temps chef d'aéroplace, assisté d’un chef de piste. Les passagers sont accueillis, contrôlés, puis accompagnés au pied des passerelles par le personnel d’accueil. Non sans avoir été pesés : à bord d’avions peu puissants, chaque kilo compte.
Le trafic progresse. Au Bourget, principale plateforme d’Air France, 14 000 personnes transitaient en 1923 ; elles sont 100 000 en 1936. L’aérogare – on ne parle d’aéroport qu'à partir de 1936– est agrandie et modernisée en 1937. Dotée des services appréciés des voyageurs (kiosque, salon de coiffure, cireur), elle préfigure les aéroports modernes. Air France y étoffe son personnel d’accueil, et offre de nouvelles facilités : un salon d’honneur pour les passagers de prestige, et – pour tous – des navettes, qui assurent gratuitement les liaisons avec le cœur de Paris.

 

Les Invalides, « une porte sur le monde »

Partout où Air France déploie ses escales (85 en 1939), elle complète ses services d’accueil de bars, de restaurants, et parfois d’hôtels – comme en Afrique (Dakar en 1938 ; Bamako en 1941 ; Alger en 1942).
Après guerre, les structures aéroportuaires s’avèrent incapables d’absorber l’essor du trafic. Pour désengorger ses bases parisiennes (Orly complète désormais Le Bourget), Air France délocalise certains services d’accueil au cœur de la capitale. L’Aérogare des Invalides est un vaste hall – avec boutiques et bureau de change – où des hôtesses aident le voyageur à remplir ses formalités, l'enregistre ainsi que ses bagages, avant son transfert en autocar à Orly ou au Bourget.

  • Manutentionnaire sur un Douglas DC3 - 1946 © Roger Schall
  • Vue extérieure de l'agence des Invalides © Collection Air France
  • Pour faciliter et activer les manoeuvres au sol © Collection Air France

Des équipements pour absorber le trafic

Un dispositif transitoire. L’avenir passe par des plateformes modernes, adaptées aux foules de passagers qui s’annoncent, avec la généralisation des jets puis des gros porteurs. Orly (1961) puis Roissy (1974) offrent des équipements à même de fluidifier les flux de passagers et de bagages : escalators, passerelles télescopiques, tapis-bagages... A Orly, Air France lance le premier système d’enregistrement en temps réel. L’heure de présentation est ramenée à 25 minutes avant le décollage.
Des améliorations précieuses tant le flux continue de croître de façon exponentielle – ne serait-ce qu’à Paris : 3 millions de voyageurs en 1962 (Orly), 40 millions en 1987 (Orly et Roissy) !

 

Un aéroport, trois métiers : la piste, le trafic et le passage

Pour y faire face, Air France optimise son organisation, articulée désormais autour de trois métiers : la piste, le trafic et le passage. La piste et le trafic regroupent tous les agents affectés à la préparation de l’avion, ainsi qu’au traitement des bagages et du fret. Le passage regroupe les agents en contact avec la clientèle – de l’enregistrement à l’embarquement, en passant par les salons – dont les « passagers haute contribution », les personnes handicapées ou les enfants non accompagnés (UM). Véritables alter ego – au sol – des hôtesses et des stewards, ils véhiculent eux aussi l’image de marque de la compagnie.

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